Avril 30 2004

Chausson

Ernest

After a sheltered childhood in a cultured family and subsequent study of law, Chausson became a pupil of Massenet at the Conservatoire, also attending the classes of CÚsar Franck. He led a generally peaceful life, shortened by a cycling accident, and echoed in his music the developments of the period, from Massenet to Debussy.

 

Avril 29 2004

Carmen

souvenir - voir en grand format

 

 

Avril 28 2004

L'empire Carlyle

LE MONDE | 29.04.04 | 14h11


Le plus grand investisseur privé du monde, bien implanté dans le secteur de l'armement, est un groupe discret, qui cultive les accointances avec les hommes influents, dont les Bush, père et fils Il y a un an, le 1er mai 2003, George Bush atterrissait, sanglé dans une combinaison de pilote de chasse, sur le porte-avions USS Abraham-Lincolnau large de la Californie. L'image est devenue célèbre. Sous une banderole proclamant "Mission accomplished" (mission accomplie), le président annonçait prématurément la fin des opérations militaires en Irak et sa victoire. Le lendemain, de retour sur la terre ferme, il prononçait un autre discours martial, non loin de San Diego, dans une usine d'armement d'United Defense Industries.Cette entreprise est l'un des principaux fournisseurs du Pentagone. Elle fabrique, entre autres, des missiles, des véhicules de transport et, en Californie, le blindé léger Bradley. Son principal actionnaire est le plus grand investisseur privé au monde. Un groupe discret, baptisé Carlyle. Il n'est pas coté en Bourse et n'a de comptes à rendre qu'à ses 550 investisseurs - milliardaires ou fonds de pension. Carlyle gère aujourd'hui 18 milliards de dollars, placés dans les secteurs de la défense et de la haute technologie (biologie notamment), le spatial, l'informatique liée à la sécurité, les nanotechnologies, les télécommunications. Les entreprises qu'il contrôle ont pour caractéristique commune d'avoir pour clients principaux des gouvernements et administrations. Comme la société l'a écrit dans une brochure : " Nous investissons dans des opportunités créées dans des industries fortement affectées par des changements de politique gouvernementale." Carlyle est un modèle unique, construit à l'échelle planétaire sur le capitalisme de relations ou le " capitalisme d'accès" pour reprendre l'expression du magazine américain New Republic, en 1993. Le groupe incarne aujourd'hui, malgré ses dénégations, le "complexe militaro-industriel" contre lequel le président républicain Dwight Eisenhower mettait en garde le peuple américain en quittant ses fonctions, en 1961. Cela n'a pas empêché George Bush père d'occuper pendant dix ans, jusqu'en octobre 2003, un poste de conseiller de Carlyle. C'était la première fois dans l'histoire des Etats-Unis qu'un ancien président travaillait pour un fournisseur du Pentagone. Son fils, George W. Bush connaît aussi très bien Carlyle. Le groupe lui a trouvé un emploi en février 1990, alors que son père occupait la Maison Blanche : administrateur de Caterair, une société texane spécialisée dans la restauration aérienne. L'épisode ne figure plus dans la biographie officielle du président. Quand George W. Bush quitte Caterair, en 1994, avant de devenir gouverneur du Texas, l'entreprise est mal en point.
"Il n'est pas possible d'être plus proche de l'administration que l'est Carlyle", affirme Charles Lewis, directeur du Centre pour l'intégrité publique, une organisation non partisane de Washington. "George Bush père a gagné de l'argent provenant d'intérêts privés qui travaillent pour le gouvernement dont son fils est le président. On peut même dire que le président pourra un jour bénéficier financièrement, via les investissements de son père, de décisions politiques qu'il a prises", ajoute-t-il. La collection de personnages influents qui travaillent, ont travaillé ou ont investi dans le groupe ferait l'incrédulité des adeptes les plus convaincus de la théorie du complot. On y trouve entre autres : John Major, ancien premier ministre britannique, Fidel Ramos, ancien président philippin, Park Tae Joon, ancien premier ministre de la Corée du Sud, le prince saoudien Al-Walid, Colin Powell, actuel secrétaire d'Etat, James Baker III, ancien secrétaire d'Etat, Caspar Weinberger, ancien secrétaire à la défense, Richard Darman, ancien directeur du budget à la Maison Blanche, le milliardaire George Soros et même des membres de la famille Laden. On peut ajouter à cette liste Alice Albright, la fille de Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'Etat, Arthur Lewitt, ancien président de la SEC (le gendarme de Wall Street), William Kennard ex-patron de l'autorité des télécommunications (FCC). Enfin, il faut ajouter, parmi les Européens, Karl Otto Pöhl, ancien président de la Bundesbank, feu Henri Martre, qui a été président de l'Aerospatiale, et Etienne Davignon, ancien président de la Générale de Belgique. Carlyle n'est pas seulement une collection d'hommes de pouvoir. Il possède des participations dans près de 200 sociétés et surtout, la rentabilité annuelle de ses fonds dépasse 30 % depuis une décennie. "Par rapport aux cinq cents personnes que nous employons dans le monde, le nombre d'anciens hommes d'Etat est très faible, une dizaine tout au plus, explique Christopher Ullmann, vice-président de Carlyle, responsable de la communication. On nous accuse de tous les maux. Mais personne n'a jamais apporté la preuve d'une quelconque malversation. Aucune procédure judiciaire n'a jamais été lancée contre nous. Nous sommes une cible commode pour qui veut s'en prendre au gouvernement américain et au président." Carlyle a été créé en 1987, avec 5 millions de dollars, dans les salons du palace new-yorkais du même nom. Ses fondateurs, quatre juristes, dont David Rubenstein (ancien conseiller de Jimmy Carter), ont alors pour ambition - limitée - de profiter d'une faille de la législation fiscale. Elle autorise les sociétés détenues en Alaska par des Eskimos à céder leurs pertes à des entreprises rentables qui payent ainsi moins d'impôts. Le groupe végète jusqu'en janvier 1989 et l'arrivée à sa tête de l'homme qui inventera le système Carlyle, Frank Carlucci. Ancien directeur adjoint de la CIA, conseiller à la sécurité nationale puis secrétaire à la défense de Ronald Reagan, M. Carlucci compte à Washington. Il est l'un des amis les plus proches de Donald Rumsfeld, actuel ministre de la défense. Ils ont partagé une chambre quand ils étaient étudiants à Princeton. Ils se sont ensuite croisés dans de nombreuses administrations et ont même travaillé, un temps, pour la même entreprise, Sears Robuck. Six jours après avoir officiellement quitté le Pentagone, le 6 janvier 1989, Frank Carlucci devient directeur général de Carlyle. Il emmène avec lui des hommes de confiance, anciens de la CIA, du département d'Etat et du ministère de la défense. Surnommé "M. Clean" ("M. Propre"), Frank Carlucci a une réputation sulfureuse. Ce diplomate était en poste dans les années 1970 dans des pays comme l'Afrique du Sud, le Congo, la Tanzanie, le Brésil et le Portugal où les Etats-Unis et la CIA ont joué un rôle politique douteux. Il était le numéro deux de l'ambassade américaine au Congo belge, en 1961, et a été soupçonné d'être impliqué dans l'assassinat de Patrice Lumumba. Il a toujours fermement démenti. La presse américaine l'a aussi accusé d'être impliqué dans plusieurs trafics d'armes dans les années 1980, mais il n'a jamais été poursuivi. Il a dirigé un temps Wackenhut, une société de sécurité à la réputation détestable, impliquée dans l'un des plus grands scandales d'espionnage, le détournement du logiciel Promis. Frank Carlucci a eu pour mission de faire le ménage dans l'administration Reagan au moment de l'affaire Iran-Contra et a succédé alors au poste de conseiller à la sécurité nationale à John Pointdexter. En entrant en fonctions, il avait pris comme adjoint un jeune général... Colin Powell. Sur son nom, Frank Carlucci attire les capitaux chez Carlyle. En octobre 1990, le groupe s'empare de BDM International qui participe au programme de "guerre des étoiles", et en fait une tête de pont. En 1992, Frank Carlucci s'allie avec le groupe français Thomson-CSF pour reprendre la division aérospatiale de LTV. L'opération échoue, le Congrès s'oppose à la vente à un groupe étranger. Carlyle trouve d'autres associés, Loral et Northrop, et met la main sur LTV Aerospace rapidement rebaptisé Vought Aircraft qui participe à la fabrication des bombardiers B1 et B2.
Dans le même temps, le fonds multiplie les acquisitions stratégiques, telles Magnavox Electronic Systems, pionnier en matière d'imagerie radar, et DGE qui détient la technologie des cartes en relief électroniques pour les missiles de croisière. Suivent trois sociétés spécialisées dans la décontamination nucléaire, chimique et bactériologique (Magnetek, IT Group et EG & G Technical services). Puis, via BDM International, une firme liée à la CIA, Vinnell, laquelle est parmi les premières à fournir à l'armée américaine et ses alliés des contractants privés. C'est-à-dire des mercenaires. Ceux de Vinnell encadrent les forces armées saoudiennes et protègent le roi Fahd. Ils ont combattu lors de la première guerre du Golfe aux côtés des troupes saoudiennes. En 1997, Carlyle revend BDM et surtout Vinnell, trop dangereux. Le groupe n'en a plus besoin. Il est devenu le onzième fournisseur du Pentagone en mettant la main la même année sur United Defense Industries.
Carlyle sort de l'ombre malgré lui le 11 septembre 2001. Ce jour-là, le groupe organise au Ritz Carlton de Washington une réunion avec cinq cents de ses plus importants investisseurs. Frank Carlucci et James Baker III jouent les maîtres de cérémonie. George Bush père fait un passage éclair en début de journée. La présentation est rapidement interrompue, mais un détail n'échappe à personne. Un des invités porte sur son badge le nom de Ben Laden. Il s'agit de Shafiq Ben Laden, un des nombreux demi-frères d'Oussama. Les médias américains découvrent Carlyle. Un journaliste, Dan Briody, écrit un livre sur la face cachée du groupe, The Iron Triangle, et s'intéresse notamment aux relations étroites entre le clan Bush et les dirigeants saoudiens.
Certains s'interrogent sur l'influence de George Bush père sur la politique étrangère américaine. En janvier 2001, lorsque George Bush fils rompt des négociations avec la Corée du Nord sur les missiles, les Coréens du Sud, consternés, interviennent auprès de son père. Carlyle a des intérêts importants à Séoul. En juin 2001, Washington reprend les discussions avec Pyongyang.
Autre exemple, en juillet 2001, selon le New York Times, George Bush père téléphone au prince saoudien Abdallah mécontent des prises de position du président sur le conflit israélo-palestinien. George Bush père assure alors au prince que son fils "fait de bonnes choses" et que "son cœur est du bon côté". Larry Klayman, directeur de Judicial Watch, une organisation résolument conservatrice, demande au " père du président de démissionner de Carlyle. Le groupe a des conflits d'intérêts qui peuvent créer des problèmes à la politique étrangère américaine". Finalement en octobre 2003, George Bush père quitte Carlyle. Officiellement, car il approche les 80 ans.
Carlyle a beau mettre fin à toute relation avec la famille Ben Laden en octobre 2001, le mal est fait. Le groupe devient avec Halliburton la cible des opposants à l'administration Bush. " Carlyle a remplacé la Commission trilatérale dans les théories du complot", reconnaissait David Rubenstein, en 2003, dans une interview au Washington Post. Pour la première fois, le groupe nomme un responsable de la communication et change de patron. Frank Carlucci devient président honoraire et Lou Gerstner, dirigeant respecté qui a sauvé IBM, prend officiellement les rênes. L'opération semble surtout cosmétique. M. Gerstner ne passe pas beaucoup de temps à son bureau. Mais Carlyle veut devenir respectable.
Le groupe crée un site Internet. Il ouvre certains fonds à des investisseurs apportant "seulement" 250 000 dollars (210 000 euros). Il aurait réduit sa participation dans United Defense Industries, et affirme que la défense et l'aérien ne représentent plus que 15 % de ses investissements. Mais Carlyle fait toujours un usage intensif des paradis fiscaux et il est difficile de connaître son périmètre et le nom des sociétés qu'il contrôle.
Carlyle multiplie aussi les efforts en Europe. En septembre 2000, il prend le contrôle du groupe suédois d'armement Bofors via United Defense. Il tente ensuite, sans succès, de mettre la main sur Thales Information Systems et, début 2003, sur les parts de France Télécom dans Eutelsat, qui joue un rôle important dans le système européen de positionnement par satellite Galileo - concurrent du GPS américain. De 1999 à 2002, il gère une participation dans Le Figaro. En Italie, il fait une percée en reprenant la filiale aéronautique de Fiat, Fiat Avio. Cette société fournit Arianespace et permet à Carlyle d'entrer au Conseil de la fusée européenne. Autre coup, en décembre 2002 Carlyle achète un tiers de Qinetic, la filiale privée du Centre de recherche et développement militaire britannique. Qinetic occupe une position unique de conseil du gouvernement britannique.
"Anticiper sur les technologies du futur et les entreprises qui les développeront est notre premier rôle d'investisseur. Les fonds de pension nous apportent leur argent pour cela. On ne peut tout de même pas nous reprocher de chercher à prendre des positions stratégiques", souligne M. Ullmann.


Eric Leser


• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 30.04.04

 

Avril 26 2004

Hierarchical Pattern Mapping

Pictures and video presentation by Cyril Soler here


Abstract

"We present a multi-scale algorithm for mapping a texture defined by an input image onto an arbitrary surface. It avoids the generation and storage of a new, specific texture. The idea is to progressively cover the surface by texture patches of various sizes and shapes, selected from a single input image. The process starts with large patches. A mapping that minimizes the texture fitting error with already textured neighbouring patches is selected. When this error is above a threshold, the patch is split into smaller ones, and the algorithm recursively looks for good fits at a smaller scale. The process ends when the surface is entirely covered. Our results show that the method correctly handles a wide set of texture patterns, which can be used at different mapping scales. Hierarchical texture mapping only outputs texture coordinates in the original texture for each triangle of the initial mesh. Rendering is therefore easy and memory cost minimal. Moreover the initial geometry is preserved.
Keywords: Level of Detail Algorithms, Texture Mapping, Texture
Synthesis"

Avril 25 2004

Episode 8

les Shadoks

Chez les Shadoks, c'est la panique :
leur planète est en train de changer de forme…
Comme nos téléspectateurs le savent, la planète Shadok était soutenue dans l'espace par des Shadoks spéciaux, avec des pattes en haut et qui empêchaient la planète de tomber. Mais ces Shadoks là n'avaient aucun sens de leur responsabilité et il arrivait même à certains d'aller se coucher. De sorte que, quand ils étaient sur le dos, leurs pattes ne soutenaient plus rien du tout…et la planète aussitôt se déformait.
Ou bien, pour protester, ils se mettaient tous du même côté et la planète devenait alors pratiquement inutilisable.
Quand un Shadok roulait en vélo, sur une route, la route pouvait tout à coup devenir un escalier….ou n'importe quoi. Ils étaient obligés d'avoir des vélos spéciaux avec des roues de formes diverses pour faire face à toutes éventualités.De même, quand ils montaient un escalier, ils n'étaient jamais surs d'arriver en haut. Ils ne savaient plus quels étaient les escaliers qui montaient et ceux qui descendaient…sauf quand c'était expressément écrit dessus. Alors, il arrivait souvent, qu'avec un escalier prévu pour la montée, on réussisse à monter plus bas qu'on ne serait descendu avec un escalier prévu pour la descente.
Dans ces conditions, la logique Shadok ne reposait pas sur des bases solides. Ce qui nuisait considérablement au développement normal de leur intelligence, spécialement en matière de fusée interplanétaire…

Leur créateur est mort; lire l'article ici.

 

Avril 24 2004

Pourquoi nos doigts sont-ils "ratatinés" lorsqu'on sort du bain ?

cybersciences-junior.org


Non, ce n’est pas parce qu’on prend un coup de vieux en prolongeant l’heure du bain. D’ailleurs, on le remarque à chaque fois: les doigts ne gardent jamais cette apparence de pruneaux séchés très longtemps. Pas plus que les orteils, d’ailleurs. Mais pourquoi l’eau leur fait-elle cet effet? Normalement, la peau agit comme un imperméable : pas une seule goutte d’eau n’y pénètre. C’est grâce au sébum, une huile naturelle qui la recouvre. Cet imperméable naturel a toutefois ses limites : si on étire trop la trempette, le sébum se dissout, et on commence à « prendre l’eau », littéralement! En se remplissant d’eau, les cellules de peau se gonflent… et elles prennent plus de place. On ne devient évidemment pas gonflé comme une baleine à chaque fois qu’on prend un bain : tout ça est à peine perceptible. Sauf sur nos doigts et nos orteils. Car les cellules de peau, à ces endroits, ne peuvent pas vraiment étendre leur territoire : l’espace est trop petit. Sans compter ces vilains ongles qui leur bloquent le chemin… De plus, la peau des doigts et des oreilles est très épaisse et contient énormément de cellules, ce qui la rend encore plus poreuse (le contraire d’imperméable!) Résultat? Dans la bousculade, les cellules s’empilent les unes par dessus les autres. Nos doigts et nos orteils deviennent alors tout plissés. Quand on sort du bain, l’eau finit par s’évaporer et tout rentre dans l’ordre… jusqu’à la prochaine inondation cellulaire!

Marie-Pier Elie
mpelie@cybersciences.com
© CyberSciences-Junior 2000-2004

 

Avril 23 2004

Régions cherchent chefs d'orchestre

Etat des lieux

Orchestre national du Capitole de Toulouse. www.onct.mairie-toulouse.fr Devient orchestre national en 1980. Directeur musical de 1968 à 2003 : Michel Plasson. Pas de successeur nommé à ce jour.


Orchestre national Bordeaux Aquitaine. www.bordeaux-opera.com Devient orchestre national en 1988. Directeur musical de 1998 à juin 2004 : Hans Graf. Pas de successeur nommé à ce jour.

Orchestre national d'Ile-de-France. www.orchestre-ile.com Fondé en 1974. Directeur musical de 1982 à 2002 : Jacques Mercier. Chef principal à partir de septembre 2005 : Yoel Levi. Contrat jusqu'en août 2009.

Orchestre national de Lille, région Nord - Pas-de-Calais. Fondé en 1976. Directeur musical depuis 1976 : Jean-Claude Casadesus. Contrat à durée indéterminée.

Orchestre national de Lorraine. www.orchestrenational-lorraine.fr Fondé en 1976. Devient orchestre national en mai 2002. Directeur musical depuis septembre 2002 : Jacques Mercier. Contrat jusqu'en septembre 2005.

Orchestre national de Lyon. www.orchestrelyon.com Fondé en 1905, devient orchestre permanent en 1969 et orchestre national en 1985. Directeur musical jusqu'en juin 2004 : David Robertson. Directeur musical à partir de septembre 2005 : Jun Mãrkl. Contrat jusqu'en juin 2008.

Orchestre national de Montpellier.www.orchestre-montpellier.com Devient orchestre national en 1979. Directeur musical depuis 1994 : Friedemann Layer. Contrat jusqu'en juillet 2007.

Orchestre national des Pays de la Loire.www.onpl.fr Fondé en 1971. Directeur musical de 1994 à juin 2004 : Hubert Soudant ; à partir de septembre 2004 : Isaac Karabtchevsky. Contrat jusqu'en septembre 2007.

Orchestre philharmonique de Strasbourg.www.philharmonique-strasbourg.com Fondé en 1855, devient orchestre national en 1994. Directeur musical de 1997 à 2003 : Jan-Latham Koenig ; à partir de septembre 2006 : Marc Albrecht. Renseignements, documentation sur les orchestres français :
Association française des orchestres (AFO), 6, rue de Châteaudun, 75009 Paris. Tél. : 01-42-80-26-27. Fax : 01-42-80-26-46 www.france-

orchestres.com

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 23.04.04

Avril 22 2004

L'homme qui a révélé la bombe atomique d'Israël sort de prison mercredi

LE MONDE | 20.04.04 | 17h26

Malgré ses dix-huit années passées en prison dont onze à l'isolement total, Mordehaï Vanunu, "l'espion nucléaire" israélien n'a rien perdu de ses convictions et de son mordant. Interrogé par les services de sécurité israélien quelques jours avant sa libération prévue mercredi 21 avril, l'homme ne renie rien.
"Je ne suis ni un traître, ni un espion. J'ai seulement voulu faire connaître au monde ce qui se passait", explique celui qui a révélé comment Israël préparait la bombe atomique à la centrale de Dimona dans le désert du Néguev. Dans cet entretien publié par la presse et qui sera diffusé par une chaîne de télévision privée, celui qui a brisé le secret atomique israélien ajoute : "Je ne regrette rien car j'ai agi selon ma conscience." Et de demander aujourd'hui que "le réacteur de Dimona soit détruit comme le fut le réacteur irakien Osirak", à proximité de Bagdad, bombardé par l'aviation israélienne en juin 1981.
Mordehaï Vanunu, aujourd'hui âgé de 50 ans, crache sans les mâcher ses vérités à la face de ses intervieweurs, martelant qu'"il ne devrait pas y avoir d'Etat juif ; qu'il devrait y avoir un Etat palestinien ; que les Juifs et les Palestiniens devraient pouvoir vivre où ils veulent ; que le judaïsme et l'islam sont des religions retardataires". Converti au christianisme, ce Marocain d'origine souhaite renoncer à la nationalité israélienne et quitter le pays après sa libération.
Mais le gouvernement d'Ariel Sharon ne l'entend pas ainsi. Bien qu'ayant purgé la totalité de sa peine, d'importantes restrictions lui seront imposées après sa sortie de la prison de Shikmah, dans le sud d'Israël. Selon son frère Meir, il ne pourra pas donner d'interviews, se rendre dans un aéroport, un port, ou une ambassade étrangère. Le ministre de l'intérieur, Abraham Poraz lui interdit de se rendre pendant un an à l'étranger. Il ne pourra posséder un téléphone cellulaire, ni utiliser Internet. Le ministre des relations avec le Parlement, Gidéon Ezra, a suggéré de le placer en régime de détention administrative.


INTERROGATOIRES
Un tel traitement a été jugé inadmissible par Amnesty International qui demande à Israël de "ne pas violer ses droits fondamentaux". D'autant, comme l'affirme le journaliste du Sunday Times qui, en 1986, avait publié ses révélations, qu'il n'a plus rien à dévoiler sur Dimona. En plus, comme le dit l'intéressé lui-même, en raison des avancées technologiques depuis cette époque, "je ne crois pas que les Américains ou les Européens aient besoin d'un Vanunu pour leur faire des révélations". Son ancien avocat, Avigdor Feldman, estime que "cet acharnement relève de la paranoïa".
Mais l'Etat hébreu semble encore craindre cet homme qui a toujours refusé les arrangements pour prix de son silence ou de sa libération. Sa sortie de prison doit être saluée par des pacifistes et des antinucléaires venus du monde entier et qui ont déjà dû se frotter aux interrogatoires du Shin Beth, la sécurité intérieure.
Apparemment, Mordehaï Vanunu n'a pas l'intention de se soumettre au régime que l'on veut lui imposer. Une nouvelle "affaire Vanunu" pourrait donc naître. Elle sera sans doute beaucoup moins entourée de mystères que celle de ce technicien nucléaire qui a commencé avec son entrée à la centrale de Dimona en 1976. Son engagement contre la guerre du Liban en 1982 et ses positions pacifistes éveillent les soupçons. Il doit changer de département, avant d'être licencié en 1985. Il quitte Israël en janvier 1986 avec dans ses poches les photos clandestines du site.
Avec son indemnité, il entreprend de faire le tour du monde, se rend au Népal, en Australie, où il se convertit au christianisme et rencontre un journaliste du Sunday Times de Londres auquel il accepte de raconter toute son histoire. La publication, en septembre 1986 dans l'hebdomadaire provoque la colère des Israéliens, qui décident d'attirer "le traître" dans un piège vieux comme le monde : une femme qui tombe dans ses bras à Londres et l'emmène à Rome.
Cindy, de son vrai nom Cheryl Hanin Bentov, est un agent du Mossad. Drogué, il est embarqué dans un yacht qui le conduira en Israël en quelques jours. Un enlèvement qu'il fera connaître au monde, le 21 décembre 1986, lorsque, conduit au tribunal, il trompe la vigilance de ses gardiens en montrant la paume de sa main sur laquelle il a écrit "Mordehaï Vanunu, enlevé à Rome, le 30 septembre 1986 à 21 heures".


PAGES SECRÈTES
Au terme d'un procès à huis clos, il sera condamné à dix-huit ans d'emprisonnement, le 27 mars 1988, pour espionnage et trahison. Il risquait la prison à vie. On ne saura jamais rien des soixante pages du jugement restées secrètes.
L'importance des informations dont il disposait a été minimisée par les experts internationaux. Les dépositions des responsables israéliens ont été frappées du secret défense. Le seul commentaire des autorités israéliennes a toujours été : "Nous ne serons pas les premiers à introduire l'arme atomique au Proche-Orient." La question est tabou même s'il ne fait pas de doute qu'Israël, qui n'a pas adhéré au traité de non-prolifération nucléaire, possède l'arme atomique. L'Etat hébreu détiendrait de 100 à 200 têtes nucléaires. Shimon Pérès est considéré comme le principal initiateur du programme, lancé dans les années 1950 avec l'aide de la France.
Michel Bôle-Richard


• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 21.04.04

 

Avril 21 2004

Justices Hear Challenge to War Detentions at Guantánamo

By David Stout
Published: April 20, 2004


ASHINGTON, April 20 — The Supreme Court heard the first major challenge to the Bush administration's antiterror strategy today as a lawyer for prisoners at the American naval base in Cuba declared that the United States wanted to create a "lawless enclave" there.
"What's at stake in this case is the authority of the federal courts to uphold the rule of law," the lawyer, John Gibbons, told the justices.
Not so, said Solicitor General Theodore B. Olson, arguing on behalf of the administration. "The United States is at war," he said.
The formal question before the justices today was whether federal courts have jurisdiction over the open-ended detention of noncitizens being held at the navy base at Guantánamo Bay, Cuba.
More than 600 men from more than 40 countries have been detained there since being captured in Afghanistan and Pakistan during the American-led military operations to topple the Taliban in 2001 and 2002. The arguments today were on two lawsuits brought on behalf of 16 detainees of various nationalities.
Interest in today's arguments ran so high that some spectators had camped overnight outside the Supreme Court building to be sure of getting a seat. This morning, as the arguments were about to start, hundreds of people were still jockeying for places.
The issue is of enormous importance to President Bush and his top advisers, who have asserted that they have been following the rule of law and are doing what is necessary to protect their country from more attacks like those of Sept. 11, 2001.
Mr. Olson noted that "over 10,000 American troops are in Afghanistan today in response to a virtually unanimous Congressional declaration of an unusual and extraordinary threat to our national security and an authorization to the president to use all necessary and appropriate force to deter and prevent acts of terrorism against the United States."
But Mr. Gibbons asserted that the government's actions, no matter how dire the emergency, must not be totally immune from scrutiny in the courts.
"Under this theory, neither the length of the detention, the conditions of their confinement, nor the fact that they have been wrongfully detained makes the slightest difference," Mr. Gibbons said. "Respondents would create a lawless enclave, insulating the executive branch from any judicial scrutiny, now or in the future."
Mr. Olson rejected that reasoning. At one point, Justice Sandra Day O'Connor pressed him on how an American citizen might be treated differently, specifically whether an American would have the right to challenge his detention under a writ of habeas corpus.
"What if one of the plaintiffs were an American citizen here, but being held in Guantánamo?" Justice O'Connor asked. "Jurisdiction under habeas statute?"
Mr. Olson replied, "We would acknowledge jurisdiction."
Two cases to be argued on April 28, also arising from the United States' response to the Sept. 11 attacks, do raise questions involving the rights of United States citizens.
One citizen, Yaser Esam Hamdi, was seized in Afghanistan; the government says he was fighting on the side of the Taliban. Another citizen, José Padilla, was arrested in Chicago on suspicion of plotting with Al Qaeda to set off a radioactive device. Neither has been granted the rights normally available to suspects in civilian courts.
Taken together, the three cases raise fundamental questions about the limits of presidential power. What the justices decide may have implications for presidents decades from now. The cases also raise, or at least revive, other questions of historic importance, like how to balance national security with individual liberty.
The issues have diplomatic meaning as well. The Guantánamo case is of great interest in Britain, since British subjects are among the men being detained. A brief filed by 175 members of the British Parliament argued that the exercise of executive power without even the possibility of review by the courts imperils "the keystone of our existence as nations — namely the rule of law."
It is likely that today's case, and the other two, will be debated by historians years from now, and that history's verdict may not be handed down for many decades. The detention of Americans of Japanese descent during World War II is acknowledged now as a black mark on the presidency of Franklin Roosevelt.
And Abraham Lincoln curtailed some individual rights in prosecuting the Civil War, suspending the writ of habeas corpus, even though the Constitution seems to specify that only Congress can take that action. In 1861, Chief Justice Roger B. Taney called the suspension of habeas corpus unconstitutional and sent a copy of his statement to President Lincoln, but the full court never considered the issue during the war.
Lincoln is generally forgiven for such transgressions, because he saved the Union.

 

Avril 20 2004

Francis Borredon

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Avril 19 2004

Tzigane

William Garcin

Avril 18 2004

Danse

Anne Juren

 

 

Avril 17 2004

Le Mamba noir


Le Mamba Noir est très répandu dans toute la moitié sud de l’Afrique. Il apprécie particulièrement les zones boisées et les zones rocheuses.
Long de 4 m, ce serpent est le plus long serpent venimeux d’Afrique et l’un des plus grands serpents du monde.
Portrait du Mamba Noir. Un naturaliste affirme avoir chronométré un spécimen à 32 Km/h ! Sa vitesse normale est d’environ 12 Km/h. Il évolue avec une rapidité incroyable dans les arbres. En posture de défense, il gonfle le cou et la partie antérieure du corps, tout en émettant un sifflement.
C’est un serpent sédentaire qui aime rester sur un territoire très délimité.
Son gîte préféré est le terrier d’un autre animal. Vis-à-vis de l’homme, il attaque très rarement et seulement quand il se sent en danger. Les effets de son venin provoquent une paralysie respiratoire. La morsure entraîne la mort en quelques minutes ou quelques heures selon l’individu.

Techniques de chasse
Le Mamba Noir repère ses proies à la vue. Pour chasser, il dresse sa tête très haut pour surveiller le périmètre. Une fois sa victime localisée, il fonce droit sur elle. Il lui flanque alors un coup de crochets latéral à plusieurs reprises.
Il apprécie les oiseaux et les rongeurs. Il ne dédaigne pas à l’occasion des œufs voire ses semblables.
Il met 8 à 10 h pour digérer une proie de la taille d’un petit rongeur. Le mamba noir possède une excellente vue

Reproduction
L’accouplement est souvent précédé de combats rituels entre prétendants. Il n’est pas rare de voir 2 ou 3 mâles s’affronter pour une femelle. Ils s’enroulent les uns autour des autres en dressant leurs têtes pour impressionner leurs rivaux.
L’accouplement peut durer plusieurs heures. Les partenaires enlacent leurs queues pour former une tresse. La femelle pond de 12 à 14 œufs au bout d’une incubation de 120 à 130 jours.
A la naissance, les petits sont verdâtres et mesurent 40 à 60 cm.

Son long corps est recouvert d'écailles lisses
Fiche Technique
Longueur : 2 à 4 m
Longévité : 20 ans
Ordre des squamates
Famille des élapidés

 

Avril 15 2004

NewsToday

here

 

Avril 14 2004

Jean Racine, Bérénice

ANTIOCHUS

Arrêtons un moment. La pompe de ces lieux,
Je le vois bien, Arsace, est nouvelle à tes yeux.
Souvent ce cabinet superbe et solitaire
Des secrets de Titus est le dépositaire.
C’est ici quelquefois qu’il se cache à sa cour,
Lorsqu’il vient à la reine expliquer son amour.
De son appartement cette porte est prochaine,
Et cette autre conduit dans celui de la reine.
Va chez elle : dis-lui qu’importun à regret
J’ose lui demander un entretien secret.


ARSACE
Vous, Seigneur, importun ? vous, cet ami fidèle
Qu’un soin si généreux intéresse pour elle ?
Vous, cet Antiochus, son amant autrefois?
Vous, que l’Orient compte entre ses plus grands rois?
Quoi! déjà de Titus épouse en espérance,
Ce rang entre elle et vous met-il tant de distance?


ANTIOCHUS
Va, dis-je ; et sans vouloir te charger d’autres soins,
Vois si je puis bientôt lui parler sans témoins.

 

Avril 12 2004

Hilary Hahn

self site-ing violinist

 

Avril 11 2004

Stradivari, Antonio - 1702

 

Avril 10 2004

Bush's WMD

Courtesy of buildmedia.com

 

 

Avril 9 2004

David Fiodorovich Oistrakh

 

 

 

Avril 7 2004

Learning to Be Stupid in the Culture of Cash


by Luciana Bohne


version française disponible sur demande.

You might think that reading about a Podunk University's English teacher's attempt to connect the dots between the poverty of American education and the gullibility of the American public may be a little trivial, considering we've embarked on the first, openly-confessed imperial adventure of senescent capitalism in the US, but bear with me. The question my experiences in the classroom raise is why have these young people been educated to such abysmal depths of ignorance.
"I don't read," says a junior without the slightest self-consciousness. She has not the smallest hint that professing a habitual preference for not reading at a university is like bragging in ordinary life that one chooses not to breathe. She is in my "World Literature" class. She has to read novels by African, Latin American, and Asian authors. She is not there by choice: it's just a "distribution" requirement for graduation, and it's easier than philosophy -she thinks.
The novel she has trouble reading is Isabel Allende's "Of Love and Shadows," set in the post-coup terror of Pinochet's junta's Nazi-style regime in Chile, 1973-1989. No one in the class, including the English majors, can write a focused essay of analysis, so I have to teach that. No one in the class knows where Chile is, so I make photocopies of general information from world guide surveys. No one knows what socialism or fascism is, so I spend time writing up digestible definitions. No one knows what Plato's "Allegory of the Cave" is, and I supply it because it's impossible to understand the theme of the novel without a basic knowledge of that work - which used to be required reading a few generations ago. And no one in the class has ever heard of 11 September 1973, the CIA-sponsored coup which terminated Chile's mature democracy. There is complete shock when I supply US de-classified documents proving US collusion with the generals' coup and the assassination of elected president, Salvador Allende.
Geography, history, philosophy, and political science - all missing from their preparation. I realize that my students are, in fact, the oppressed, as Paulo Freire's "The Pedagogy of the Oppressed" pointed out, and that they are paying for their own oppression. So, I patiently explain: no, our government has not been the friend of democracy in Chile; yes, our government did fund both the coup and the junta torture-machine; yes, the same goes for most of Latin America. Then, one student asks, "Why?" Well, I say, the CIA and the corporations run roughshod over the world in part because of the ignorance of the people of the United States, which apparently is induced by formal education, reinforced by the media, and cheered by Hollywood. As the more people read, the less they know and the more indoctrinated they become, you get this national enabling stupidity to attain which they go into bottomless pools of debt. If it weren't tragic, it would be funny.
Meanwhile, this expensive stupidity facilitates US funding of the bloody work of death squads, juntas, and terror regimes abroad. It permits the war we are waging - an unfair, illegal, unjust, illogical, and expensive war, which announces to the world the failure of our intelligence and, by the way, the creeping weakness of our economic system. Every man, woman, and child killed by a bomb, bullet, famine, or polluted water is a murder - and a war crime. And it signals the impotence of American education to produce brains equipped with the bare necessities for democratic survival: analyzing and asking questions.
Let me put it succinctly: I don't think serious education is possible in America. Anything you touch in the annals of knowledge is a foe of this system of commerce and profit, run amok. The only education that can be permitted is if it acculturates to the status quo, as happens in the expensive schools, or if it produces people to police and enforce the status quo, as in the state school where I teach. Significantly, at my school, which is a third-tier university, servicing working-class, first-generation college graduates who enter lower-echelon jobs in the civil service, education, or middle management, the favored academic concentrations are communications, criminal justice, and social work--basically how to mystify, cage, and control the masses.
This education is a vast waste of the resources and potential of the young. It is boring beyond belief and useless--except to the powers and interests that depend on it. When A Ukranian student, a three-week arrival on these shores, writes the best-organized and most profound essay in English of the class, American education has something to answer for--especially to our youth.
But the detritus and debris that American education has become is both planned and instrumental. It's why our media succeeds in telling lies. It's why our secretary of state can quote from a graduate-student paper, claiming confidently that the stolen data came from the highest intelligence sources. It's why Picasso's "Guernica" can be covered up during his preposterous "report" to the UN without anyone guessing the political significance of this gesture and the fascist sensibility that it protects.
Cultural fascism manifests itself in an aversion to thought and cultural refinement. "When I hear the word 'culture,'" Goebbels said, "I reach for my revolver." One of the infamous and telling reforms the Pinochet regime implemented was educational reform. The basic goal was to end the university's role as a source of social criticism and political opposition. The order came to dismantle the departments of philosophy, social and political science, humanities and the arts--areas in which political discussions were likely to occur. The universities were ordered to issue degrees only in business management, computer programming, engineering, medicine and dentistry - vocational training schools, which in reality is what American education has come to resemble, at least at the level of mass education. Our students can graduate without ever touching a foreign language, philosophy, elements of any science, music or art, history, and political science, or economics. In fact, our students learn to live in an electoral democracy devoid of politics - a feature the dwindling crowds at the voting booths well illustrate.
The poet Percy Bysshe Shelley wrote that, in the rapacity that the industrial revolution created, people first surrendered their minds or the capacity to reason, then their hearts or the capacity to empathize, until all that was left of the original human equipment was the senses or their selfish demands for gratification. At that point, humans entered the stage of market commodities and market consumers--one more thing in the commercial landscape. Without minds or hearts, they are instrumentalized to buy whatever deadens their clamoring and frightened senses--official lies, immoral wars, Barbies, and bankrupt educations.
Meanwhile, in my state, the governor has ordered a 10% cut across the board for all departments in the state - including education.


Luciana Bohne teaches film and literature at Edinboro University in Pennsylvania. Please send your comments/feedback/discussion on this article to learningfeedback@marchforjustice.com . © Copyright Luciana Bohne 2003  For fair use only/ pour usage équitable seulement .

 

Avril 6 2004

De l'irresponsabilité


LE MONDE | 02.04.04 | 12h52


JACQUES CHIRAC est irresponsable – aux termes de la Constitution. Quatre jours après la déroute électorale de son camp et au lendemain de la reconduction à Matignon d'un premier ministre pourtant sévèrement désavoué par les urnes, telle est la démonstration qu'il s'est efforcé de faire, jeudi 1er avril, en s'adressant aux Français.
Le chef de l'Etat, en effet, pouvait difficilement dresser un réquisitoire plus cinglant de l'action conduite par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin au cours des derniers mois. Seule la réforme des retraites a trouvé grâce à ses yeux. Tous les dossiers qui ont ensuite nourri l'inquiétude ou l'exaspération sociale – puis la sanction électorale – ont fait l'objet, de sa part, de jugements sévères ou sans appel.
La réforme de l'allocation spécifique de solidarité (ASS), qui touchait durement les chômeurs en fin de droits ? Elle a été " douloureusement ressentie", a constaté le chef de l'Etat, qui a donc demandé au gouvernement sa suspension. La réforme du régime d'assurance-chômage des intermittents ? Ses " conséquences  ont été mal appréciées", a tranché le chef de l'Etat, avant d'ordonner au gouvernement de " trouver la solution".
Le malaise des chercheurs ? Il est tout simplement " justifié" et le problème de postes qui l'a envenimé devra être réglé. Quant à la réforme de l'assurance-maladie, le chef de l'Etat a récusé qu'elle soit conduite grâce à la procédure des ordonnances comme le gouvernement prévoyait de le faire. Aucun de ces conflits n'est nouveau. Celui des intermittents dure depuis l'été 2003. La réforme de l'ASS avait conduit l'UDF, à l'automne, à s'abstenir sur le vote du budget. La révolte des chercheurs gonfle depuis des semaines. Quant à la réforme de l'assurance-maladie, elle est à l'agenda gouvernemental depuis des mois, conformément à la demande présidentielle qu'elle soit bouclée d'ici à l'été.
De deux choses l'une, donc. Ou bien le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin avait la bride sur le cou, il a conformément à l'article 20 de la Constitution " déterminé et conduit la politique de la Nation" et il a, dans cet exercice, commis des erreurs graves. Mais qui pourrait croire une telle fable ? Jacques Chirac lui-même a justifié le maintien à Matignon de son premier ministre en expliquant que ce dernier est " tout à fait en harmonie avec le cap" qu'il a fixé en 2002. En outre, Jean-Pierre Raffarin ne manque jamais une occasion de souligner qu'il applique scrupuleusement les consignes de l'Elysée.
Ou bien le président de la République s'en tient à la lettre de la Constitution et à l'irresponsabilité politique qu'elle lui garantit. Mais une telle attitude est-elle encore défendable dès lors que le quinquennat a harmonisé majorité présidentielle et législative et transformé en réalité le chef du gouvernement en factotum du président ? Les électeurs ont répondu par la négative. En tentant de préserver cette fiction pour mieux s'exonérer de ses responsabilités éminentes, Jacques Chirac prend le risque de n'être plus crédible.


• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 03.04.04

Avril 5 2004

A. Rimbaud

A Paul Demeny
à Douai
Charleville, 15 mai 1871.
J'ai résolu de vous donner une heure de littérature nouvelle;
Voici de la prose sur l'avenir de la poésie. Toute poésie antique aboutit à la poésie grecque; Vie harmonieuse. - De la Grèce au mouvement romantique, - moyen âge, il y a des lettrés, des versificateurs.

D'Ennius à Théroldus, de Théroldus à Casimir Delavigne, tout est prose rimée, un jeu, avachissement et gloire d'innombrables générations idiotes: Racine est le pur, le fort, le grand. - On eût soufflé sur ses rimes, brouillé ses hémistiches, que le Divin Sot serait aujoud'hui aussi ignoré que le premier auteur d'Origines. - Après Racine, le jeu moisit. Il a duré mille ans ! Ni plaisanterie, ni paradoxe. La raison m'inspire plus de certitudes sur le sujet que n'aurait jamais eu de colères un jeune France. Du reste, libre aux nouveaux ! d'exécrer les ancêtres: on est chez soi et l'on a le temps.
On n'a jamais bien jugé le romantisme; qui l'aurait jugé ? Les critiques ! ! Les romantiques, qui prouvent si bien que la chanson est si peu souvent l'oeuvre, c'est-à-dire la pensée chantée et comprise du chanteur ?
Car Je est un autre. Si le cuivre s'éveille clairon, il n'y a rien de sa faute. Cela m'est évident: j'assiste à l'éclosion de ma pensée: je la regarde, je l'écoute: je lance un coup d'archet: la symphonie fait son remuement dans les profondeurs, ou vient d'un bond sur la scène. Si les vieux imbéciles n'avaient pas trouvé du Moi que la signification fausse, nous n'aurions pas à balayer ces millions de squelettes qui, depuis un temps infini, ! ont accumulé les produits de leur intelligence borgnesse, en s'en clamant les auteurs ! En Grèce, ai-je dit, vers et Iyres rhythment l'Action. Après, musique et rimes sont jeux, délassements. L'étude de ce passé charme les curieux: plusieurs s'éjouissent à renouveler ces antiquités : - c'est pour eux. L'intelligence universelle a toujours jeté ses idées, naturellement; les hommes ramassaient une partie de ces fruits du cerveau: on agissait par, on en écrivait des livres: telle allait la marche, I'homme ne se travaillant pas, n'étant pas encore éveillé, ou pas encore dans la plénitude du grand songe. Des fonctionnaires, des écrivains: auteur, créateur, poète, cet homme n'a jamais existé !
La première étude de l'homme qui veut être poète est sa propre connaissance, entière; il cherche son âme, il l'inspecte, Il la tente, I'apprend. Dès qu'il la sait, il doit la cultiver; cela semble simple: en tout cerveau s'accomplit un développement naturel; tant d'égoistes se proclament auteurs; il en est bien d'autres qui s'attribuent leur progrès intellectuel ! - Mais il s'agit de faire l'âme monstrueuse: à l'instar des comprachicos, quoi ! Imaginez un homme s'implantant et se cultivant des verrues sur le visage.
Je dis qu'il faut être voyant, se faire voyant.
Le Poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. Toutes les formes d'amour, de souffrance, de folie; il cherche lui-même, il épuise en lui tous les poisons, pour n'en garder que les quintessences.

Ineffable torture où il a besoin de toute la foi, de toute la force surhumaine, où il devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit, - et le suprême Savant ! - Car il arrive à l'inconnu ! Puisqu'il a cultivé son âme, déjà riche, plus qu'aucun ! Il arrive à l'inconnu, et quand, affolé, il finirait par perdre l'intelligence de ses visions, il les a vues ! Qu'il crève dans son bondissement par les choses inouïes et innommables: viendront d'autres horribles travailleurs; ils commenceront par les horizons où l'autre s'est affaissé !